Design numérique

Sujet / Oublier, échouer, se taire : une application pour... et un peu contre.

Logiciels

Les logciels ou applications essayent tous de répondre à des besoins identfiés par leurs concepteurs, compatibles avec les capacités de l'informatique et des ordinateurs qui les executent, de la manière la plus pertinente possible. Les domaines et champs d'applications sont immenses : du traitement de texte aux réseaux sociaux en passant par la commande de machines industrielles, les logiciels et leurs concepteurs nous proposent quantité d'outils, aujourd'hui omniprésents, qui permettent des actions aussi diverses qu'aider à identifier des pathologies à partir d'imagerie médicales ou rencontrer l'amour. Quelque soit leur modèle économique (vente directe, financement par la publicité, abonnements...), tous visent à créer un engagement aussi important que possible avec leurs utilisateurs, sous diverses formes. Les logiciels liés à des industries et leurs machines, comme la suite Adobe (liée entre autre et historiquement, à l'imprimerie), se concentrent sur la mise à disposition de possibilités techniques spécifiques. L'engagement viens prinicaplement (mais pas que) des capacités qu'ils octroient. Il s'agit d'outils, qui permettent de faire. Ils visent un public et des besoins spécifiques.

Le logiciel participatif

Les plateformes de réseaux sociaux, de YouTube à Instagram en passant par Twitter, poursuivent un type d'engagement différent. Les possibilités techniques qu'elles offrent sont très basiques, et facilement reproductibles par la concurrence (contrairement à de nombreux logiciels industriels). Si le public les utilse / y participe, ce n'est pas seulement parce-qu'elles offrent des possibilités spécifiques, mais parce-qu'elles permettent un accès agréable à des contenus jugés intéressants, mis en ligne par les utilisateurs. Elles visent un public indéterminé, aussi large que possible. L'engagement viens de l'intérêt pour les contenus vus et/ou mis en ligne, et pour les interactions possibles entre utilisateurs autour de ces contenus. Les utilisateurs sont encouragés à rester le plus longtemps en ligne, ainsi qu'à publier, afin d'alimenter la plateforme et ainsi, de renforcer d'autres engagements. L'utilisateur n'est plus seulement un utilisateur comme dans le cas des logiciels outils, mais devient un participant, une composante du logiciel même.

Afin d'accroitre l'engagement, les plateformes mettent en place diverses formes de :



Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls à exiger la participation de leurs utilisateurs. Parallelement, avec l'essor du smartphone et des objets connectés, s'est dévelelloppé un autre type de logiciels, qui pousse la participation à un niveau encore plus important : le logiciel de gestion, voir d'amélioration de soi-même, parfois basé sur les technologies dites du quantified self. Applications sportives qui permettent de monitorer ses performances, applications de santé en tout genre, du suivi du rythme cardiaque à la gestion de son cycle menstruel, application de gestion du temps, d'organisation... Ici, la participation n'est pas présentée comme une opportuinité d'expression mais comme l'opprtunité d'apprendre à se connaitre soi-même, voir, de pouvoir s'améliorer.

Les modèles économiques sont variables (publicité, vente de données, abonnement...), mais quels qu'ils puissent être, plus la participation de l'utilisateur est active et régulière, plus la plateforme tire de bénéfices. L'utilisateur est donc de fait, poussé à participer le plus possible. À tel point que désormais, il est impossible d'accéder au contenu d'un réseau social sans avoir de compte (participation minimale). Ce type de systèmes logiciels posent diverses questions ethiques, notemment concernant la manière dont l'engagement est sucité (encouragement d'émotions, positives ou négatives, qui gardent les utilisateurs en ligne). Ils provoquent également des problèmes liés à la véracité / dangerosité de certains contenus mis en ligne (par définition non vérifiés ou validés car triés algorithmiquement), qui peuvent pousser complotismes et tentatives de manipulations en tout genre. La collecte, l'utilisation et l'hébergement des données personnelles des utilisateurs (traces numériques ou contenu publiés) est également une question très importante posée par ces systèmes logiciels. Sans parler des AI qui s'en nourissent...

Parmi toutes ces questions, celles qui nous interessent aujourd'hui est l'injonction à fournir du contenu pour pouvoir accéder à celui des autres, ce droit de passage qui semble se mettre progressivement en place.

Questioner la participation : une application pour...

La participation à la grande conversation / mesure / collecte numérique deviens de plus en plus difficile à éviter, à mesure que l'espace web se retrouve pris dans des sous-réseaux (sociaux ou non), qui nourissent et s'approprient les publications / comportements de leurs utilisateurs, exigeant de plus en plus qu'ils s'impliquent (que ce soit légitime ou non est une autre question qu'on ne posera pas ici). Si la participation a des vertus positives (curation algorithmiques qui peuvent être très efficaces, facilité d'expression pour tout un chacun...), il arrive qu'on ai rien à dire, ou absolument pas envie de parler.

En réponse à cette demande d'implication croissante de la part des grands réseaux sociaux / de certains logiciels, vous devrez créer une application qui apporte une réponse à l'une des propositions ci-dessous :

Quelle serait :

Vous êtes libre d'adopter le ton qui vous sied, qu'il soit sérieux, poétique ou humouristique. Vous êtes également libre de forunir une proposition (si elle est pertinente). L'idée n'est absolument pas d'apporter une solution technologique à ces demandes, mais plutot de se questionner sur nos rapports aux logiciels, et sur la possibilité d'existances de ces technologies dans l'enceinte du smartphone. Concretement, votre application devra comporter :

Naming

Forme

Rendu

Évaluation

Calendrier

Technique

Ressources:

Exemples d'invention stupides :

Quelques artistes numériques :

Quelques centres d'art numériques :